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Les bulletins loup N° 26 et 27 viennennt de paraitre : http://nature-biodiversite.forumculture.net/t69-bulletin-loup-oncfs-mars-1998-a-septembre-2012 pourles lire "sans problème" les enregistrer puis les ouvrir sous Adobe reader X

 

Le Tétras Lyre Drômois :

 

Chronique d’une mort annoncée

 

Combien de Drômois savent que le tétras lyre (Tetrao tetrix…appelé aussi « petit tétras », ou « petit coq », ou encore « petit coq de bruyère ») est présent dans les montagnes drômoises, que ses populations étaient encore florissante dans les années 1970, qu’il nichait alors sur la plupart des montagnes de plus de 10000 m, du sud des Baronnies jusqu’au Vercors et du plateau d’ Ambel jusqu’aux sommets du haut Diois et du haut-Buëch ?

Combien de Drômois savent qu’il reste aujourd’hui moins d’une centaine de coqs adultes, qu’il a disparu (Disparu ou quelques individus reliques, sans avenir survivent encore…) de toutes les montagnes situées au sud de la rivière Drôme, qu’il est en grande difficulté dans le haut Diois et régresse lentement, mais inexorablement dans son bastion des hauts plateaux du Vercors ?

Combien de Drômois savent que le Préfet soucieux de ne pas froisser la Fédération des chasseurs, autorise la chasse du tétras lyre sur les dernières zones refuges, jusque dans la réserve naturelle des hauts plateaux du Vercors ?

Combien de Drômois savent que le conseil général de la Drôme, propriétaire du jardin du Roy (Territoire de plus de mille hectares, peu ou pas chassé depuis plus de 15 ans et qui abrite le noyau le plus important du département…), au cœur de cette même Réserve  Naturelle, étudie en ce moment même, à la demande de la Fédération des chasseurs, l’éventualité de pouvoir satisfaire à la demande des chasseurs locaux de tuer quelques coqs ?

Menacé par la fermeture naturelle des milieux montagnards et le pastoralisme moderne, intensif entraînant un surpâturage : le tétras lyre drômois s’éteint lentement dans l’indifférence générale. Les chasseurs demandent à profiter « encore un peu » jusqu'à l’extinction. (Le raisonnement des chasseurs étant : La chasse n’est pas la principale cause de la disparition du tétras lyre, donc on peut chasser…) Avec la bénédiction de la plus haute autorité de l’Etat, qui ne veut pas leur refuser ce dernier plaisir… !!

Chaque année, depuis plus d’un quart de siècle les naturalistes (Bénévoles) du CORA Drôme et de la FRAPNA investissent beaucoup de temps et d’argent pour suivre et analyser l’évolution des populations de tétras lyres de la Drôme. Les comptages sont financés entièrement sur des fonds privés. Depuis 1977, les « comptages de tétras » de Glandasse (Hauts plateaux du Vercors), organisés par le CORA Drôme, ont mobilisé plus de 160 journées hommes. Les services de l’Etat sont tenus régulièrement informés des travaux des associations de protection de la nature. Comme pour le chamois, le Préfet de la Drôme et le Directeur Départemental de l’agriculture et de la forêt accueillent nos données avec un consternant mépris. Leur seule réponse a été en 2001…une autorisation accordée aux chasseurs Drômois d’augmenter leur pression sur la chasse du tétras lyre !

Dans la Drôme, le Préfet autorise les chasseurs à tuer les tétras lyre sur huit communes (sans aucune limitation du tableau de chasse…) Il s’agit des huit dernières communes où les populations reliques de tétras lyre Drômois tentent de survivre. Ailleurs il n’est plus qu’un souvenir.

Au rythme actuel, le tétras lyre aura disparu dans la Drôme dans une quinzaine d’années. C’est cette chronique d’une mort annoncée que les Naturalistes de la FRAPNA et du CORA vous présentent dans ce dossier spécial.

  

Description de l’espèce :

 

Le dimorphisme sexuel est important, le mâle pèse 1 à 1 ,4 kg pour une envergure de 60 cm. Son plumage luisant noir bleuté avec l’aile barrée de blanc, la queue arrondie en forme de lyre et l’arrière train blanc, exclut toute confusion avec un autre oiseau. Au moment de la reproduction fin avril à début juin, les caroncules (genre de sourcil de chair) se gonflent et deviennent très rouge. Le reste du plumage de l’oiseau est moins voyant mais ne ressemble jamais à la femelle, plus terne, d’un brun roux avec la queue légèrement fourchue. Celle-ci ne pèse que 900 g environ pour 50 cm d’envergure. Après l’accouplement elle pond 5 à 10 œufs au sol  dans un petit creux sommairement aménagé.

Comme les autres tétraonidés : grand tétras (Tetrao urogalus), lagopède alpin, (lagopus mutus), gélinotte des bois (Bonasa bonasia) les pattes du tétras lyre sont emplumées jusqu ‘aux ongles. C’est une adaptation aux hivers rigoureux des montagnes et des régions froides.

 

L’espérance de vie des tétras et de neuf à dix ans. Les mâles adultes de l’espèce sont chassés avec dans les Alpes un plan de chasse  pour les départements de Savoie, Haute Savoie, Hautes Alpes et Alpes Maritimes, sans aucune limitation en Isère et Drôme !

 

Répartition géographique et habitat :

 

Les tétraonidés, apparentés aux gallinacés, sont globalement beaucoup plus nordique. En Europe du sud, il ne subsiste des populations qu’en montagne : alors que le tétras lyre occupe jusqu’aux basses altitudes aux Pays-Bas  et en Allemagne du nord, chez nous il ne descend pas en dessous de l’étage montagnard. La famille est représentée par cinq espèces d’oiseaux adaptés aux divers habitats « froid » d’Europe :

-         Le grand tétras fréquente les peuplements de résineux âgés. Il est le plus forestier de la bande.

-         La gélinotte préfère les zones de forêts plus jeunes (régénération, landes en voie de boisement…) avec quelques grands arbres servant de refuge.

-         Le tétras lyre se cantonne à la limite supérieure des forêts, transition entre forêts et habitats ouverts.

-         Le lagopède des saules s’est adapté au toundras sèches à tâches de saules et bouleaux rabougris…, il est absent de l’Europe du sud et en France.

-         Le lagopède alpin ne vit que dans les alpages près des sommets dénudés ou dans la toundra arctique.

 

Ainsi les tétraonidés donnent l’impression de se partager les biotopes.

Comme les autres tétraonidés le tétras lyre est un oiseau sédentaire. Il fréquente habituellement les zones de « combat » entre pelouse alpine et forêt (écotone forestier) avec ligneux bas ou rampant .Ses exigences varient selon les saisons. En hiver, il préfère les ubacs fortement enneigés ou la neige ne se transforme pas et reste poudreuse. Le soir ou par mauvais temps, les oiseaux s’y creusent de petits igloos et se confectionnent un petit matelas avec leurs crottes (genre de petits cylindres avec une extrémité blanchâtre, comme une cigarette légèrement consumée). Ces crottiers protègent du froid les pattes des oiseaux. Ve sont des indices de présence intéressants que l’on retrouve à la fonte des neiges. Au printemps, les places de chant (arènes), dans les clairières ou des prés-bois sont fréquentées par les mâles pour les parades nuptiales. C’est à ce moment là que l’on peut entendre le plus facilement les chants très caractéristiques des tétra mâles, et beaucoup plus rarement celui des femelles. Pour ma part j’ai entendu chanter les mâles tous les mois de l’année, sauf en juillet et en août, de juin à septembre le biotope recherché est la pelouse avec une hauteur d’herbe minimale de 25 cm, cela pour dissimuler le nid puis les jeunes et leur procurer de la nourriture exclusivement insectivore à ce moment là. A l’automne, on les retrouve principalement dans un milieu plus forestier, ou ils s’orientent vers une nourriture composée de baies diverses. Ils doivent se constituer des réserves de graisse pour l’hiver, nécessaire pour compléter un régime très frugal, ou les aiguilles de pins et de sapins (mais non pas d’épicéa    s) jouent un rôle très important. Sur le Vercors, il semblerait que l’exposition la plus recherchée soit le sud-ouest. Sur le Glandasse, je n’ai pas remarqué cette particularité ; le terrain plutôt vallonné avec des scialets offre toutes les expositions sur de courtes distances.

Le tétra lyre est très attaché à son territoire et une fois installé, il n’en change pas même en cas de perturbation de son milieu (pistes de ski, 4X4, évolution de la végétation…). Mais alors la reproduction est nulle ou très faible. La présence des tétras lyre adultes peut faire croire à une adaptation, mais à la mort de ces individus, le territoire sera perdu pour l’espèce…sauf si il redevient favorable !

 

Reproduction :

 

L’accouplement se fait après des parades nuptiales remarquables pendant lesquelles les mâles se retrouvent fidèlement sur des arènes bien déterminées. Ces arènes sont souvent des clairières dégagées où les mâles dominants dansent en effectuant des déplacements rapides à pieds, ailes écartées, en roucoulant et en bondissant avec de brusques changements de direction. Les femelles observent les parades, vont de place en place afin de trouver « le bon géniteur »et, comme l’espèce est polygame, un mâle particulièrement bien apprécié peut s’accoupler avec plusieurs femelles. Les mâles sont donc contraints de redoubler de séduction pour se faire remarquer et ainsi transmettre leurs gènes. La queue noire, luisante, bien étalée verticalement montre les sous-caudales blanches immaculées. Les ailes noires, surbaissées, découvrent des tâches blanches qui attirent l’attention….

Après l’accouplement, c’est la femelle seule qui s’occupe du nid, de la couvaison et de l’élevage des jeunes. La ponte, généralement de six à huit œufs, exceptionnellement seize, se fait en juin, l’incubation dure de 26 à 27 jours. Dès la naissance, vers la mi-juillet, les poussins quittent le nid (ils sont nidifuges) et suivent leur mère. Cependant sur cent œufs pondus, entre quarante et cinquante n’éclosent pas (non fécondés ou alors l’embryon meurt). Et pendant les six à sept semaines qui séparent la naissance de l’envol, il y aura encore 25 % de pertes. Ainsi, en 72 jours seuls un tiers des œufs donneront un jeune à l’envol et cela sans compter les pertes hivernales. Au total, une femelle élève que à trois poussins les meilleures années, un à deux les années moyennes et zéro les mauvaises années (moyenne annuelle : 1,4 jeunes par poule…)

    Les poussins n’ont pas de régulation thermique durant les premiers jours (ce qui exclut la recherche de nourriture lorsque les conditions météorologiques sont défavorables) : La température et la pluviométrie de l’été sont donc capitales pour la survie des jeunes. Les étés secs et chauds leur sont favorables. La principale occupation des jeunes pendant tout l’été est l’alimentation. Ils doivent croître très vite pour s’émanciper au plus tôt car la saison estivale est courte. Les poussins profitent de la longueur des jours pour se « gaver » d’insectes, de larves, et d’autres invertébrés. En Russie et Scandinavie, aux nuits estivales très courtes, les oisillons sont favorisés et atteignent le poids adulte bien plus tôt que chez nous.

Pendant que les jeunes grossissent, les adultes changent complètement de plumage. La mue s’effectue progressivement entre juillet et octobre. Cependant ils ne perdent jamais leur capacité à voler, contrairement à d’autres espèces.

En octobre le groupe familial se sépare, mais les jeunes mâles s’éloignent assez peu. Les jeunes femelles ont une dispersion natale bien plus importante, jusqu’à une vingtaine de kilomètres (quatre kilomètres en moyenne). Cette dispersion différente selon le sexe est courante chez les oiseaux. Pour la survie de l’espèce il est impératif de permettre l’indispensable brassage génétique entre populations existantes. Il est donc impératif de garder des ponts écologiques. IL a été mis en en évidence que ces populations ne sont viables à long terme que s’il y a un minimum de 4 000 pouls sur un minimum de 6 000 km². Aucune population de tétras lyre français n’atteignant ces seuils, il faut donc raisonner en « méta-population » en connexion démographique avec des échanges d’individus, d’où un intérêt supplémentaire pour les corridors biologiques.

En France, L’OGM (Observatoire des Galliformes de Montagne) estime la population des tétras lyre entre 16 000 et 20 000 adultes sur 110 000 km², les deux tiers se trouvent dans les Alpes du nord : le suivi des effectifs sur 33 sites de référence, réparti sur les Alpes françaises, pendant 6 mois montre :

-         Une augmentation significative des effectifs dans cinq cas.

-         Une diminution significative dans dix cas.

Sur la plupart des autres sites, les comptages suggèrent une diminution, mais les tendances ne sont pas statistiquement significatives. Dans la Drôme, l’effectif serait d’une centaine de mâles, toujours selon l’OGM, ce chiffre est conforme  à l’estimation des naturalistes du CORA . Le CORA Drôme organise des comptages sur la montagne du Glandasse (sud Vercors) depuis 1997, mais des observations ponctuelles, réalisées par des naturalistes étaient consignées sur des fiches depuis la fin des années 70. Une trentaine de personnes bénévoles et motivées participe chaque année à ce dénombrement en suivant le même protocole. Après les premières années de « rodage », nous commençons à avoir des résultats, nous avons une idée de l’évolution des effectifs sur une zone d’étude qui englobe une partie iséroise. Celle-ci s’étend de la plaine de la Queyrie  au nord à la pointe des Assiers sud, d’une ligne Tête du jardin-Chaumailloux-Peyre Rouge à l’est à la bordure des falaises de Chabrinel-Plautret-Roc, d’Ambane-Royou à l’ouest en incluant la Tête du petit jardi. Onze circuits ont été identifiés et cartographiés. Chaque circuit est parcouru par deux à quatre observateurs, dont un au moins connaît bien l’espèce et le terrain. Chaque observation est notée sur une carte puis reportée sur une fiche avec l’heure, le sexe, le nombre d’individus et les observations éventuelles (déplacement, comportement, météo…). Les futurs comptages permettront d’affiner l’analyse. Mais les résultats déjà disponibles montrent qu’actuellement,  les parties nord et ouest de la zone d’étude sont pauvres en tétras lyre et que certains secteurs sont même vides. Plautret ; la Pale et Ambanne qui possédaient de belles populations il y a vingt à trente ans n’ont plus que quelques individus disséminés. Peyre rouge accueille moins de la moitié des effectifs présents dans les années 80. Globalement, en comparant les années de comptage favorables (bonne météo sans vent), les effectifs sur toute la zone d’étude ont baissé de 12 % dans les cinq dernières années (même si certains secteurs de Glandasse –minoritaires font exception à cette tendance globale).

 

Menaces multiples - Altération ou destruction des biotopes   

 

Les infrastructures pistes de ski, voies de débardage des bois,etc... Altèrent, fragmentent, détruisent des biotopes naguères épargnés. Le damage des pistes de ski est incompatible avec le creusement des igloos du Tétras : particulièrement crucial en moyenne montagne, car la localisation de l'enneigement n'offre pas de zone de replis. Les fils aériens, téléphériques, remonte-pentes, hautes tensions...constituent une source de collision assez importante et provoquent une mortalité élevée surtout par temps de brouillard. Les nouvelles pratiques pastorales (depuis quarante ans) infligent aux biotopes des tétras lyres des maux apparemment opposés : la fermeture des milieux et le surpâturage. Sur les plateaux du Vercors et dans le haut Diois les troupeaux d'estive sont de plus en plus importants, avec plus de deux mille brebis pour un seul berger. Il n'est pas possible dans ces conditions, d'effectuer une conduite de troupeau qui exploite rationnellement l'ensemble du pâturage. Ainsi, existe-t-il des zones sur pâturées, complètement rasées et d'autres abandonnées où la forêt se réinstalle. D'un côté le sol brouté n'offre plus la protection indispensable aux tétras (les fameux 25 cm minimum), de l'autre l'extension des résineux et autres ligneux limite fortement la nourriture disponible liée à la présence de la state herbacée. Les divers traitements appliqués aux troupeaux (antibiotiques, antiparasitaires, bains pédestre et autres vermifuges..) détruisent un nombre important d'insectes nécessaires aux poussins ou intoxiquent directement les tétras. Enfin le pâturage précoce, peu ou mal gardé, contribue aussi à réduire un peu plus les taux de reproduction des tétras lyre.  

 

Perturbation :

 

Toutes les perturbations sont néfastes à la survie de l’espèce. La fréquentation touristique de masse, mal canalisée, le développement de la diversité des activités de montagne, tant hivernales qu’estivales, peuvent limiter dangereusement la survie de l’espèce (rappelons que le tétras ne peut digérer que deux jabot par jour d’une nourriture peu nourrissante et ceci uniquement les jours de beau temps). En hiver les envols fréquents dus aux dérangements répétés épuisent les réserves de graisse, rendent les oiseaux plus sensibles aux maladies et parasites et même si ils réchappent à la mort, ils sont moins féconds au printemps. Au printemps, le dérangement sur les places de chant, dans les zones de nidification au début de l’été s’ajoutent pour concourir à la disparition progressive des tétras lyre. Il faut donc lutter contre toutes ces nuisances en faisant prendre conscience à tous les utilisateurs de leurs actions perturbatrices et en élaborant des règles de gestion qui peuvent être simples : ne pas quitter les sentiers balisés, installer des flotteurs perceptibles par les tétras sur les fils aériens, limiter les ligneux (suivant un protocole précis), retarder les pâturages sur les zones de reproduction en évitant la divagation des chiens de bergers ou autres. Cela pourra se faire avec un peu de bonne volonté de la part de tous, en utilisant la contrainte si nécessaire.

Par contre, ce que je ne peux pas comprendre c’est que l’on puisse admettre, autoriser, voire encourager la chasse de cet oiseau en voie de disparition. Il me semble que la chasse ne peut s’exercer que sur des espèces en bon état de conservation, qu’elle ne doit pas mettre en danger la survie de l’espèce chassée, même localement. Les autorités décisionnelles, promptes à réagir en d’autres circonstances, refusent de sauver un des fleurons de notre faune française et drômoise. Le tétra lyre est l’emblème du Parc Naturel Régional du Vercors et est une des dix espèces les plus menacées du département. On nous dit que seuls 8 à 10 % des chasseurs s’intéressent aux tétras (encore moins chez nous) ; que seulement quelques coqs sont tués dans la Drôme, que l’on ne peut pas enlever ce plaisir à ces quelques chasseurs, que la chasse n’est pas la première cause de disparition de l’espèce, que seul le tir des mâles adultes est autorisé…

Je pense, et avec moi le CORA Drôme et la FRAPNA Drôme, qu’un tétras mort est un tétras qui ne se reproduit pas, qu’un mâle adulte est un reproducteur potentiel, qu’une espèce au bord de l’extinction ne doit pas être chassée, que prendre plaisir à tuer une espèce dans ces conditions est indigne. S’il est vrai que la chasse n’est pas la seule cause de sa raréfaction, c’en est une qui doit disparaître. Vu l’état dramatique des populations de coqs drômois, chaque individus compte.

 

Une pétition pour la suppression de la chasse aux tétras lyre est jointe aux épines Drômoise. Signez-là, faites-la signer et renvoyez la nous.

 

Merci pour lui.

 

Gilbert David