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 Au chevet des éclopés de la faune sauvage protégée

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Michel
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MessageSujet: Au chevet des éclopés de la faune sauvage protégée   Lun 19 Juin 2006 - 2:14

Ghislaine GUIBAUD - Midi Libre - édition du18/06/2006 a écrit:


A qui doit-t-on s'adresser si on trouve un animal sauvage blessé? Alors que l'Espagne est citée en exemple pour ses grands centres de sauvegarde financés par les pouvoirs publics, la France est à la traîne avec une législation complexe, un public peu sensibilisé et une absence de subventions publiques pour ces animaux qui n'appartiennent à personne… Le seul centre habilité à recevoir des espèces protégées pour le grand sud-ouest se trouve à Millau.

Plus de la moitié des pensionnaires de cette structure, qui fonctionne depuis vingt ans dans une grande précarité, viennent du Languedoc-Roussillon, plus particulièrement de l'Hérault. Petit état des lieux en forme de SOS.

Quelques volières et boxes à flanc de colline, un bureau sommaire… Les installations paraissent modestes au regard de la mission: accueillir et soigner les animaux sauvages malades, blessés en provenance d'une dizaine de départements du sud de la France dont ceux du Languedoc-Roussillon.
Le centre de sauvegarde de la faune sauvage de Millau, situé impasse de la Patte-d'oie (ça ne s'invente pas), accueille les espèces protégées. Autour de 450 pensionnaires (essentiellement des oiseaux) y séjournent chaque année, de la modeste hirondelle de balcon au prestigieux grand duc, on peut aussi y rencontrer quelque écureuil ou chauve-souris. Une action qui s'appuie sur le bénévolat et de maigres subventions publiques. Les moyens ne sont pas à la hauteur de la tâche. Ils ne sont pas non plus à la hauteur des discours qui pleuvent de tous bords sur la protection de la nature et la biodiversité. «Cette biodiversité qui nous a permis en 20 ans de venir en aide à 8000 animaux issus de plus de 200 espèces…», souligne à la fois ironique et amer Jean-Claude Austruy, président du centre.
«Etat et collectivités locales se disent sensibles à ce problème mais ne bougent guère. Le sud de la France est particulièrement mal loti… Chaque fois qu'il y a une vague de froid et des flamants roses pris dans la glace, la question de l'absence de lieu d'accueil avec un pland'eau est soulevée et vite oubliée… En matière d'environnement, ce qui intéresse ce sont les secteurs qui génèrent des activités économiques (les déchets, l'eau…). Le fait qu'on ne puisse pas accueillir le public, et c'est logique, nous prive de retombées médiatiques… et de financement. Et pourtant nous exerçons une véritable mission de service public.»
Depuis plusieurs années l'association est à la recherche de terrains publics pour y établir de nouveaux centres. A ce jour, du parc de Lunaret à Montpellier à Port-la-Nouvelle, tous les projets ont avorté… Au grand regret d'Yves Corroy responsable de la seule antenne agréée de la région, qui reçoit à son domicile à Frontignan dans l'Hérault près de 250animaux par an et consacre chaque jour plusieurs heures à ces éclopés.
Les centres travaillent en partenariat avec des vétérinaires et ils sont une poignée dans la région à donner du temps et de l'argent à cette cause. «10% de mes revenus annuels sont consacrés à la faune sauvage», précise Jean-Marie Péricard, vétérinaire dans l'Aude et vice-président du réseau français des vétérinaires praticiens pour la faune sauvage. «En Grande-Bretagne, des vétérinaires libéraux ayant reçu une formation particulière sont mandatés par l'État pour s'occuper des animaux sauvages. En France les pouvoirs publics n'assument pas leurs responsabilités et se reportent sur la bonne volonté des associations et des praticiens qui financièrement et humainement atteignent leurs limites…»
De cette pratique de terrain, les vétérinaires ont acquis des connaissances et un savoir-faire qui ne sont pas reconnus et pourtant pourraient être mis à profit notamment en cas de problème sanitaire. «Prenez la grippe aviaire, actuellement on est dans la paranoïa. Quantité d'analyses sont pratiquées sur les oiseaux. Alors que j'en reçois une centaine par an à ma clinique, je n'ai jamais eu un seul euro pour faire une analyse.»

Centre de sauvegarde
de la faune sauvage à Millau 0565590987. Accepte les dons. cdsmillau@aol.com
Yves Corroy à Frontignan,
tél. 0467486714.

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