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 FERUS : de la protection à la gestion

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Ugatza
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MessageSujet: FERUS : de la protection à la gestion   Mer 10 Avr 2013 - 12:24

http://www.ferus.fr/actualite/quelles-orientations-pour-une-cohabitation-perenne-avec-le-loup#more-20629
Citation :
Communiqué FNE, FERUS, FRAPNA, WWF, 8 avril 2013
Quelles orientations pour une cohabitation pérenne avec le loup ?

Que n’a-t-on lu ou entendu, à propos des décisions annoncées à l’issue du Groupe National Loup du 22 mars dernier !? Que « 24 loups seraient abattus », qu’il était décidé du « doublement du nombre de loups à tuer », qu’était institué un « véritable plan de chasse du loup », « 24 loups au tableau de chasse de 2013″ (…).

Ces annonces sont simplement fausses, et mensongères. Qu’elles proviennent parfois de certains réseaux naturalistes peut étonner, (au contraire note d'Ugatza) puisque comme celles de nombre d’opposants à la présence du loup, ces déclarations confondent (ou font semblant) plafond de dérogation annuel maximal et quota de loups à détruire…

Deux questions : est-il sérieux de prendre pour seul étalon du contenu du Plan le chiffre (pour 2013) du plafond maximal ? Ou pour le dire autrement, est-il possible d’évaluer l’ensemble de ce plan, ces objectifs, ses moyens, ses conséquences prévisibles sur la population de loups en France, plutôt que de se focaliser sur le seul chiffre du plafond 2013 ? (Oui, c'est sérieux: il s'agit de l'état actuel de la population note d'Ugatza: le chiffre de 24 est-il faux ? C'est la seule question qui vaille))

Pour ne pas se payer de mots, ou d’appréciations abruptes, la base est de prendre connaissance du Plan. Le communiqué publié par Ferus-WWF-Frapna-FNE constate parmi d’autres appréciations le fait que ce plan est « bordé » comme il se doit, (par des mots contredits par les décisions prises) : note d'Ugatza) et qu’il rappelle le cadre général dans lequel se prennent ses orientations. Certains s’étonnent de la nécessité de ce rappel : il est facile de penser que cela va de soi, moins de les voir inscrire dans le plan pour quatre ans. Le rapport de forces chez les élus, dans les administrations, les pressions de toutes sortes et démagogies nombreuses font que ces rappels (démagogiques: un os à ronger pour les gentils toutous de l'écologie du compromis note d'Ugatza)sont fondamentaux. Sans cela, la voie vers un contingentement spatial (zonage) et numérique de l’espèce était ouverte, réclamée bien sûr et confortée par les inspecteurs missionnés par NKM. Le travail inter-associatif, les précisions sur les lignes rouges ouvrant directement au contentieux, ont porté sur ce point leurs fruits. On peut imaginer et dire que c’est normal et aisé, mais ce n’est pas la réalité du débat public et de ses conditions réelles.

Ensuite, le cadre légal prévoit la protection, et également des dérogations, strictement encadrées, ce sur quoi les associations s’appuient en permanence, à propos de l’exigence des moyens de protection, sur l’état et la dynamique de la population, etc. La lecture des « guidelines » européennes permet de constater que l’on peut s’appuyer dessus juridiquement pour par exemple la question du zonage et de l’aire de répartition de l’espèce, mais de façon beaucoup plus difficile sur les modalités dérogatoires. Et la manière dont la Commission encadre les politiques nationales (celles qui sont déclarées en tout cas, on ne peut sérieusement prendre le braconnage officieux et notoire italien comme référence, 10 à 15 % minimum selon Boitani) montre pour les protecteurs une marge de manoeuvre effectivement limitée. Dans ces conditions, avoir pour base dans le Plan 2013-2017 une augmentation annuelle minimale de 10 % est stratégique. Cette valeur guide pour les décisions annuelles en fonction du développement réel de la population, qui intègre nécessairement les destructions illégales, est le socle du plan et nous permettra d’exercer une vigilance rigoureuse et positive pour toutes les décisions à venir.

Quelle est la situation concrète de la population aujourd’hui ? Nous connaissons tous les fluctuations de certaines meutes, les pratiques dans certains massifs… En même temps nous constatons, année après année, une moyenne de croissance de 18-19% des indicateurs spatiaux et numériques, l’expansion géographique dans de nouveaux massifs, etc. Qui aurait tablé sur cet état de fait il y a dix ans ? En 2002, l’horizon pour une population viable, avec à l’époque moins d’une trentaine de loups, était au niveau associatif estimé au « socle » de 12 à 15 meutes reproductrices (et non un nombre de loups bien sûr) ; mais personne n’aurait pu affirmer que vingt ans après son arrivée et avec toutes les difficultés que l’on sait (dont le braconnage, mais pas seulement), il y aurait en 2012 29 zones de présence permanente, 12 à 14 meutes reproductrices selon les années, des extensions géographiques fragiles mais qui démontrent la dynamique de l’espèce. Est-il possible de se dire, au niveau inter-associatif, que nous visons plus une consolidation de cette dynamique et les conditions d’une présence pérenne, qu’un chiffre à l’horizon du plan (2017) dont nous avons du mal à dire ce qu’il pourrait être ? Quand on voit que les orientations et les perspectives de ce plan vont vers cette consolidation, doit-on seulement se dire que théoriquement l’espèce pourrait être encore plus développée ?

Il faudrait dire en tout respect à ceux qui ont abreuvé de noms d’oiseaux les représentants associatifs au GNL, avec des amabilités comme « traîtres » ou « adversaires de l’écologie » que l’excès de leurs mots est dérisoire et révélateur en même temps ; qu’ils peuvent se joindre au groupe et travailler pour une présence pérenne du loup, plutôt que de rester sur des postures et distribuer des mauvais points ; qu’un certain nombre d’entre eux se sont trompés continûment depuis des années, annonçant l’affaiblissement de l’espèce ou la volonté de l’Etat « d’éradiquer le loup » ; et enfin qu’ils mesurent le travail accompli et les orientations défendues à l’aune du résultat, c’est à dire le développement de la population de loups. C’est sur cela que les APN présentes au GNL doivent être jugées, car c’est cela qui compte et dont elles sont comptables aux yeux des citoyens désireux d’avoir une population de loups en bon état de conservation en France.

Il est aussi apparemment nécessaire de rappeler qu’il s’agit en l’espèce du loup, et non de l’hermine, du castor ou du faucon pélerin. Que les donneurs de leçons de tous horizons ne se gênent pas pour présenter leurs propositions pour une cohabitation réussie qui ne passe pas par des possibilités d’interventions ponctuelles sur l’espèce, au fur et à mesure de son développement ; qu’ils nous citent un pays où il n’y a pas d’interactions (violentes) entre l’homme et ce prédateur. Nous pensons quant à nous que dans la perspective d’une cohabitation pérenne, le cap est protection partout, expérimentations nouvelles pour plus d’efficacité de cette protection, mais aussi acceptation de certains tirs dans le cas de dommages récurrents, comme prévu par les textes européens (convention de Berne et directive « Habitats faune et flore »), malgré la mise en place effective des moyens de défense et dissuasion, et bien sûr refus de toute « planification » de tirs qui serait contraire au droit, comme rappelé à plusieurs reprises à l’administration.

Enfin, il reste à rappeler aussi que le Groupe National Loup est une instance consultative, dans laquelle on ne vote pas, mais au sein de laquelle sont présentés et discutés arguments et données, avant que l’Etat ne décide et prenne ses responsabilités, seulement encadré par le CNPN. Du résultat des années passées, alors que les demandes de dérogations accrues ou de dispositifs de type « zonage » revenaient chaque année, on peut tirer que la participation des ONG, insuffisante d’ailleurs en nombre, a porté ses fruits. Mais beaucoup reste à discuter et définir collégialement pour les orientations à tenir dans les années qui viennent.

Voir le « plan loup » complet (avant passage en CNPN et validation définitive). Nous vous proposons de le lire, de l’évaluer, puis de discuter pour essayer de définir une évaluation commune. Dans un second temps (mais c’est déjà demain pour ceux qui suivent ce dossier en permanence), il faudra définir les points de vigilance, le suivi des arrêtés au niveau départemental pour contester juridiquement les arrêtés non conformes aux possibilités de dérogations, et préparer le travail interassociatif à poursuivre.
A noter: deux des assos dénoncées par Nicolino.
Voilà à quoi mènent la "cohabitation" et Pastoraloup.
Bref, on se félicite de cet "accord" parce que la protection du Loup est réaffirmée, bien que dans les faits cela soit le contraire.
Et on s'attribue l'existence d'une population de loups (one la doit qu'à la Loi et aux loups eux-mêmes) dont on accepte de limiter la croissance et l'expansion géographique.
La trahison est consommée.
FERUS, FNE, la FRAPNA, le WWF régulent et cogèrent.
Pas étonnant que les commentaires restent clos.

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A quoi ça sert un ours?
Et toi, à quoi sers-tu? Tu existes, c'est tout et c'est déjà prodigieux.
Et bien, c'est la même chose pour l'ours. C'est un être vivant, cela suffit.
Claude Dendaletche


Dernière édition par Ugatza le Sam 27 Avr 2013 - 8:09, édité 1 fois
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Michel
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Sam 27 Avr 2013 - 2:47

Oui mais rien m'empêche d'envoyer un e-mail voici le mien

Monsieur,

Dans leur dernier communiqué, FERUS, FNE, La FRAPNA et le WWF écrivent :

« Nous sommes à disposition de qui veut pour débattre ou apporter des infos, dans le respect de la
complexité de ce sujet et loin des caricatures.
Pierre Peyret pour FERUS, J.David Abel pour FNE, Bob Erome pour la FRAPNA, J.Christophe
Poupet pour le WWF
»

Donc dans le respect de la complexité et loin des caricatures, vous pouvez vérifier tous le faits que
je rapporte, je vous prie de trouver ci-dessous les réflexions que votre communiqué m'a inspiré :
(J'espère que vous lirez ceci jusqu'au bout !)

Le Dauphiné Libéré : par Stephan DUDZINSKI le 04/11/2010 à 12:14

Glandage/Boulc/ 30 chasseurs à l'assaut du loup « Ils ont voulu m’embaucher pour la battue

« Le témoignage de Marc Thireau est pour le moins surprenant. Quand ce chasseur de l’ACCA de
Glandage est arrivé sur le site de “la Viere” dimanche, il est tombé sur quatre membres de la
police de la chasse : « Ils m’ont demandé si j’avais fait la formation pour chasser le loup, j’ai
compris qu’il y avait une battue ». Faute de formation spécifique, le chasseur est alors sollicité
pour faire le rabatteur : « j’ai décliné l’invitation, ça ne m’intéressait pas. Il y avait au moins 100
personnes sur place dont des gendarmes et des éleveurs. Des voitures étaient immatriculées en 07
et en 38. Si je n’étais pas tombé sur eux, je ne l’aurais même pas su, c’est incroyable quand même.
Selon moi, c’est la première battue au loup en France depuis très très longtemps ».


Le même journal par Maryse SCHOON-GAYET le 04/11/2010 à 05:00

Glandage/Boulc 30 chasseurs à l'assaut du loup

«Il s’agit d’une mesure de prélèvement». La sémantique a son importance. Et le sous-préfet de Die,
Michaël Sibilleau y tient. Exit le terme de “battue”. Même si cela y ressemblait étrangement, avec
une trentaine de fusils dimanche sur le secteur de Boulc et Glandage pour tenter de limiter les
dégâts du prédateur.
Cette mesure de prélèvement, c’est un des modes d’action retenu qui s’inscrit dans le cadre de la
protection des troupeaux ajoute le représentant de l’État, joint hier soir par téléphone. »


Auparavant un arrêté préfectoral : Arrêté n° 10-3945 du 22 octobre 2010
Autorisant la mise en oeuvre de tirs de prélèvement d’un individu de l’espèce Canis lupus,
sur les unités pastorales des communes de BOULC en DIOIS, de GLANDAGE
et de LUS LA CROIX HAUTE.


Article 1 - Les tirs de prélèvement d’un individu de l’espèce Canis lupus, sont autorisés sur les
unités pastorales des communes de LUS LA CROIX-HAUTE, BOULC en DIOIS et GLANDAGE,
situées au sein de l’unité d’action « Haut Diois », définie dans l’arrêté n° 10-2423 du 14 juin 2010.
Si nécessaire les tirs pourront être effectués de nuit, avec l’aide d’un projecteur lumineux et/ou à
partir d’un véhicule à moteur.

Cette battue tout à fait légale, puisque :

Article 2 – Le chef du service départemental de l’Office National de la Chasse et de la Faune
Sauvage (O.N.C.F.S.) est chargé de la coordination et du suivi de ces opérations.
Les tirs de prélèvement seront réalisés par

• Les agents du service départemental de l’O.N.C.F.S.
• les Lieutenants de louveterie de la Drôme
• éventuellement des chasseurs proposés par la FDC sur accord de l'ONCFS individuel

Article 5 – Le chef du service départemental de l’O.N.C.F.S., en qualité de responsable des
opérations, rendra régulièrement compte au préfet de la Drôme, des moyens
mobilisés, des personnes effectivement présentes sur le terrain, et des observations réalisées.

Je vous indique en outre que la superficie concernée par cette « Battue » était de 200 km² pour un
nombre total de 700 habitants sur les 3 communes...
Alors !! Le communiqué publié par Ferus-WWF-Frapna-FNE constate que : « parmi d’autres
appréciations le fait que ce plan est « bordé » comme il se doit, et qu’il rappelle le cadre général
dans lequel se prennent ses orientations. »
Voici ce que les « acteurs passifs » du groupe GNL ont écrit :

Le plan 2013-2017 introduit un nouvel outil dénommé tir de défense renforcée

« Le tir de défense renforcée vise à accentuer fortement la pression humaine, en permettant l’usage
d’une arme à plusieurs tireurs simultanés, tout en conservant le lien étroit et direct avec le troupeau
exposé au risque de prédation qui caractérise les opérations de défense : le tir de défense renforcée
relèvera du régime de la dérogation individuelle, et les conditions qui permettront son
déclenchement seront examinées à l’échelle du troupeau concerné, ou du troupeau voisin ; mais la
dimension « renforcée » de ce tir se matérialisera, outre la présence possible de plusieurs tireurs,
par une mise en oeuvre étendue à la proximité immédiate du site de pâturage concerné. »


Le plan loup 2013-2017 lui contient ceci :

« Si ce principe écologique doit être respecté, il n’ en confère pas moins une souplesse certaine
pour la mise en oeuvre des opérations de prélèvement qui, tout en devant respecter le seuil
maximal fixé par la réglementation, pourront voir leur intensité modulée en fonction des
impératifs de prévention et de limitation des dommages aux troupeaux, dès lors que des
garanties suffisantes sont apportées en ce qui concerne le maintien du réseau de ZPP dans un
état fonctionnel »
[...]
1) La mobilisation des chasseurs :
L’ONCFS a d’ores et déjà créé plusieurs outils à destination des chasseurs volontaires
susceptibles de participer aux opérations : des brochures techniques traitant des aspects
opérationnels des tirs d’effarouchement, de défense et de prélèvement ont été éditées et une
formation est assurée par les agents de la délégation interrégionale et des services
départementaux de l’ONCFS. Ces chasseurs formés peu vent ensuite figurer, après avis de
l’ONCFS, parmi les personnes habilitées à participe r aux tirs de prélèvement.
Cette possibilité sera étendue aux tirs de défense renforcés, et l’implication des chasseurs sur
l’ensemble de ces opérations sera recherchée, en lien avec les fédérations départementales,... »


Je pose donc la question : Ne croyez-vous pas que le tir de prélèvement octroyé par la préfecture de
la Drôme entre tout à fait dans le cadre de ce tir de défense renforcé...?
Tous les éléments cités se retrouvent dans cet ancien arrêté du 24-10-2010 !! Et bien que vous
écriviez :

« Le communiqué publié par Ferus-WWF-Frapna-FNE constate parmi d’autres appréciations le
fait que ce plan est « bordé » comme il se doit » ou « c’était une demande forte des associations
que ce ne soit pas les éleveurs sans contrôle ou les chasseurs qui fassent le boulot. ».


Dois-je vous rappeler que :
Dans la Drôme que l'Administration a fait l'acquisition, pour 8000 euros, d'une lunette à
amplification de lumière montée sur une carabine Tikka de calibre 7x64 (+ 1200 euros), mais sans
stecher.
La Chambre départementale d'agriculture a participé au financement à hauteur de 50 %. Le
matériel a été remis à Michel Metton, président des louvetiers drômois, par Charles Blachier, chef
de service de l'ONCFS (Office national de la chasse et de la faune sauvage). Était présent à cette
sympathique petite cérémonie, le sous-préfet de Die, le picard Guillaume Thirard, dont la ténacité a
permis d'obtenir la dérogation à l'interdiction d'usage d'une telle lunette. ”

Puisque vous êtes si sûr de ce que vous affirmez, les APN présentes au GNL peuvent donc nous
certifier dès aujourd'hui que ce qui c'est passé a BOULC dans la Drôme, ne se reproduira pas à
l'échelle nationale jusqu'à l'obtention du plafond de 24 loups ?

Ah oui : Communiqué de presse FRAPNA/ FNE Mardi 11 mai 2010

« Enfin, les associations rappellent qu’elles ont accepté que des tirs officiels en dernier recours
soient conduits dans le cas de prédations récurrentes sur des troupeaux domestiques protégés. Elles
espèrent que chacun respecte ce compromis »


En effet le le compromis du plan loup 2008-2012 a bien été respecté...!! 5 mois après une battue aux
loups a été organisée par la préfecture de la Drôme...et cela ne figurait pas dans le plan établit a
l'époque... Alors que dans celui de 2013-2017 ce n'est pas moi qui l'écrit :

« Le tir de défense renforcée vise à accentuer fortement la pression humaine, en permettant l’usage
d’une arme à plusieurs tireurs simultanés, tout en conservant le lien étroit et direct avec le troupeau
exposé au risque de prédation qui caractérise les opérations de défense.... »


Le Hic dans ce genre de propos, c'est que notion de distance ou de superficie n'est pas mentionnée,
ni le nombre de participants...

« Nous sommes à disposition de qui veut pour débattre ou apporter des infos, dans le respect de la
complexité de ce sujet et loin des caricatures. »


Je pense par ce commentaire, avoir respecté « la complexité du sujet » et n pas avoir fait de
caricature ! Mais pour débattre, il faut être au moins deux !! Et les commentaires sur votre site sont
clos !!
Un autre point, ou vous écrivez : « ils peuvent se joindre au groupe et travailler pour une présence
pérenne du loup »


Je crois savoir que l'ASPAS, a toujours demandé de pouvoir siéger en commission GNL mais cela
lui a toujours été refusé...!!

Et enfin : « enfin qu’ils mesurent le travail accompli et les orientations défendues à l’aune du
résultat, c’est à dire le développement de la population de loups. C’est sur cela que les APN
présentes au GNL doivent être jugées... »


Vous pensez vraiment ce que vous écrivez ? Et êtes-vous vraiment persuadés (en votre fort
intérieur) que FERUS, FNE, La FRAPNA et le WWF sont à l'origine et les garants du
développement de la population de loup en France...!! Je ne ferai pas part ici de mon jugement...

Voici ce qu'on peut lire dans la presse : nicematin.com/cote-dazur/le-loup-un-animal-protege…-deplus-
en-plus-tire article par le 7 avril 2013

« Vingt ans après son retour, il demeure « strictement protégé » par la convention de Berne. Mais ce
statut se délite […]
« Pour stopper le déclin de l'élevage, il faudrait une régulation beaucoup plus importante »
L'animal est extrêmement difficile à tuer. J'ai pu m'en rendre compte en décembre dernier lors
une battue près de Caussols à laquelle j'ai participé avec une cinquantaine de bénévoles. En
milieu escarpé et touffu, on a vu un loup… sans avoir le temps d'appuyer sur la détente… ».
Ces propos sont tenus par Michel Dessus, président de la Chambre d'agriculture des A.-M. Et
vous en toute sérénité vous désirez continuer a travailler avec ces gens la, qui accuse le loup du
déclin de l'élevage ? Qui participe a des battues au loup ?
»

Et le quotidien de surenchérir :

« Poussés à des concessions, les pro-canis lupus ont dû lâcher du lest lors de l'élaboration du plan
loup 2013-2017. Sous la pression du gouvernement souhaitant calmer les milieux agricoles
[…]
Les milieux agricoles, qui ont rallié à leur cause une partie de l'opinion, ne relâchent pas la
pression. »
Voici les propos tenus par Yves Derbez, président de l’Association « Eleveurs et Montagnes » à la
radio Alpes 1 .
« On souhaite qu’il y ait beaucoup moins de prédations et moins de victimes. Il faut que nous
puissions travailler comme on le faisait autrefois, avant le retour du loup. Sinon, on va continuer
à voir des élevages et des éleveurs disparaître. Aujourd’hui, c’est plus l’élevage qui est en danger
que le loup »,


J'interprète peut-être mal ce que que veut dire ce monsieur, mais avant le retour de Canis lupus les
troupeaux n'étaient pas gardés dans les alpages....donc pour travailler ainsi il faut obligatoirement
zéro prédateurs...donc ce monsieur demande simplement et purement l'éradication du loup...
Ne croyez-vous pas que les associations APN présentes au GNL ne sont là que pour servir de
caution aux plans élaborés par les Chambres d'agriculture, Les Fédérations ovines, Les DRIRE, le
CERPAM qui élaborent ce genre de projet pour le proposer au ministère de l'écologie qui pour avoir
la paix sociale...accepte tout ce qu'ils proposent ?

Merci de m'avoir lu...

Cordialement
Michel OLIVIER


PS je n'ai reçu aucune réponse de leur part !!

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Ugatza
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Sam 27 Avr 2013 - 7:58

Non, moi je n’enverrai pas un e-mail de protestation aux représentants élus de FERUS.
Je suppose qu’ils ont fait leur choix en toute connaissance de cause et je l’ai rien à leur dire.
Face à une telle caution, comme tu le dis très bien Michel, ils devaient bien savoir que cela ferait des vagues et n’en ont donc rien à faire.

D’ailleurs le ton et l’argumentation de leur déclaration en réaction aux critiques le montrent bien :
http://www.ferus.fr/actualite/quelles-orientations-pour-une-cohabitation-perenne-avec-le-loup#more-20629

Citation :
Que n’a-t-on lu ou entendu, à propos des décisions annoncées à l’issue du Groupe National Loup du 22 mars dernier !? Que « 24 loups seraient abattus », qu’il était décidé du « doublement du nombre de loups à tuer », qu’était institué un « véritable plan de chasse du loup », « 24 loups au tableau de chasse de 2013″
Ces annonces sont simplement fausses, et mensongères. Qu’elles proviennent parfois de certains réseaux naturalistes peut étonner, puisque comme celles de nombre d’opposants à la présence du loup, ces déclarations confondent (ou font semblant) plafond de dérogation annuel maximal et quota de loups à détruire….
Si les mots ont un sens FERUS et les autres assos cautionnent un « plafond de dérogation annuel maximal » de…24 loups.
Ceci veut dire qu’il devient possible de tuer 24 loups « maximum » et que FERUS et les autres l’acceptent en ne se retirant pas du plan Loup.
Plafond maximal : ça change tout !!!! De qui se moque-t-on ?
Ca s'appelle UN PLAN DE CHASSE (qui lui aussi fixe un plafond). Or, il s'agit d'une espèce protégée.
Et FERUS se paie de mots: il suffit qu'on la rassure avec la "réaffirmation" du statut de l'espèce.
Consternant.

Citation :
Dans ces conditions, avoir pour base dans le Plan 2013-2017 une augmentation annuelle minimale de 10 % est stratégique. Cette valeur guide pour les décisions annuelles en fonction du développement réel de la population, qui intègre nécessairement les destructions illégales, est le socle du plan et nous permettra d’exercer une vigilance rigoureuse et positive pour toutes les décisions à venir.
En d’autres termes, cela signifie que FERUS s’en remet au Loup LUI MEME pour se défendre contre les effets d’une telle gestion.
A quoi sert FERUS?
A quoi servent la protection et la Loi?

Citation :

Il faudrait dire en tout respect à ceux qui ont abreuvé de noms d’oiseaux les représentants associatifs au GNL, avec des amabilités comme « traîtres » ou « adversaires de l’écologie » que l’excès de leurs mots est dérisoire et révélateur en même temps ; qu’ils peuvent se joindre au groupe et travailler pour une présence pérenne du loup, plutôt que de rester sur des postures et distribuer des mauvais points ; qu’un certain nombre d’entre eux se sont trompés continûment depuis des années, annonçant l’affaiblissement de l’espèce ou la volonté de l’Etat « d’éradiquer le loup » ; et enfin qu’ils mesurent le travail accompli et les orientations défendues à l’aune du résultat, c’est à dire le développement de la population de loups. C’est sur cela que les APN présentes au GNL doivent être jugées, car c’est cela qui compte et dont elles sont comptables aux yeux des citoyens désireux d’avoir une population de loups en bon état de conservation en France.
Ca me rappelle « les mains dans le cambouis » et les compromissions nécessaires.
On dirait la CFDT défendant l’ANI…
Ce type de posture et de réponse à la contradiction est caractéristique d’une situation, résultat d’une orientation qui détermine presqu’inéluctablement une évolution.
De la protection, FERUS est passé en quelques années à la gestion cynégétique d’une espèce protégée et ce en violation des traités et de la loi.
Beau résultat.
Evidemment on ne laisse aucun moyen à l’expression des désaccords de se développer.
Citation :
Il est aussi apparemment nécessaire de rappeler qu’il s’agit en l’espèce du loup, et non de l’hermine, du castor ou du faucon pélerin. Que les donneurs de leçons de tous horizons ne se gênent pas pour présenter leurs propositions pour une cohabitation réussie qui ne passe pas par des possibilités d’interventions ponctuelles sur l’espèce, au fur et à mesure de son développement ; qu’ils nous citent un pays où il n’y a pas d’interactions (violentes) entre l’homme et ce prédateur. Nous pensons quant à nous que dans la perspective d’une cohabitation pérenne, le cap est protection partout, expérimentations nouvelles pour plus d’efficacité de cette protection, mais aussi acceptation de certains tirs dans le cas de dommages récurrents, comme prévu par les textes européens (convention de Berne et directive « Habitats faune et flore »), malgré la mise en place effective des moyens de défense et dissuasion, et bien sûr refus de toute « planification » de tirs qui serait contraire au droit, comme rappelé à plusieurs reprises à l’administration.
1) On voit poindre là (derrière ce truisme nécessaire à quoi ?) l’idée que le Loup n’a rien de comparable avec l’hermine, le castor et le faucon pèlerin…
Ah oui ? Et quoi donc ?
Et qui le dit ? La loi ou FERUS qui reprend ici à son compte les thèses des éleveurs (oubliant celles des éleveurs de volaille, des agriculteurs et des colombophiles) à savoir que le Loup pose de GROS problèmes économiques…?????

2) Quant à l’interaction violente avec le prédateur, réfléchissons au choix des mots…
Interaction signifie qu’il y a action des DEUX côtés.
Voilà qui confirme l’idée que FERUS a fini d’intérioriser le point de vue des éleveurs….

Chose que je dénonce depuis longtemps.

Pas de condamnation des parcs à loups, cohabitation, Pastoraloup, pas de bilan de l’acceptation du Loup….on finit DONC par gérer le Loup avec ses ennemis.

FERUS fait corps dorénavant, avec le Ministère, quoiqu’elle en dise, pour nous mener en…Batho.
Ca porte un nom : la trahison.

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A quoi ça sert un ours?
Et toi, à quoi sers-tu? Tu existes, c'est tout et c'est déjà prodigieux.
Et bien, c'est la même chose pour l'ours. C'est un être vivant, cela suffit.
Claude Dendaletche
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Lun 29 Avr 2013 - 13:17

Bonsoir,

Pour info ce week end s'est tenu l'A G de FERUS.

Soit je dormais, ou regardait par la fenètre mais ce que j'ai entendu , c'est tout le contraitre de ce que vous affirmez.

En aucune maniére FERUS cautionne ce nouveau Plan Loup.

Pour preuve, il suffira de prendre connaissance des différentes motions qui ont été adopté lors de cette AG.

Vous pouvez donc remballez les flingues et trouver un autre traitre.

A+
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Lun 29 Avr 2013 - 16:08

Oh, mais je n'en doute pas...
La question est : peut-on siéger avec et discuter gentiment avec un ministère qui institue un plan de chasse pour une espèce protégée?
Où est la limite de l'intolérable?
Au lieu de s'assoir à la table, il faut sinon la renverser, du moins la quitter.
Rappelons nous: il a fallu que ce soit une ministre UMP (et non "verte" ou de "gauche") suspende le financement de l'IPHB, pour que le FIEP et la SEPANSO se réveillent.
Qui réveillera FERUS?

Et puis il y a surtout toute l'argumentation/justification de ce communiqué de FERUS....
FERUS est satisfaite...de ce que la "protection" est "réaffirmée"...alors qu'un plan de chasse, qu'elle désapprouve sans le nommer comme tel, est décidé.
Il faudrait cesser de cautionner cette sinistre farce...
Mais c'est un aboutissement...quoiqu'on alignant des points sur une courbe, il est parfois possible de prévoir la position possible du suivant!
On n'a pas peut être pas encore tout vu, même si là, on atteint des sommets.

Et il y a cet article.
http://provence-alpes.france3.fr/2013/03/23/accord-entre-ecolos-et-eleveurs-pour-tuer-24-loups-par-221909.html
Citation :
Hier soir, associations écologistes et éleveurs de moutons se sont entendus pour établir à 24, soit le double du chiffre actuel, le nombre maximum de loups pouvant être tués par an pour protéger les troupeaux, a annoncé le député Christophe Castaner, président du "Groupe national Loup" (GNL).

Cet article n'a pas été démenti par FERUS qui réserve ses critiques en premier lieu aux NATURALISTES qui ont vivement protesté.
Castaner est Président du GNL.
S'il ment, il faut en tirer les conséquences

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Guilbeuche

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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Mar 30 Avr 2013 - 5:56

Bien entendu qu'il ment ou qu'il ne dit pas tout.

Le GNL c'est un ' machin ' consultatif ou les associations de protection de la Nature sont fortement minoritaires.

Et même beaucoup d'assoc n'en font même pas partie.

C'est surement pas le GNL qui décide mais c'est l'Etat sous la pression des lobbies d'Eleveurs et de Chasseurs.

Et d'ailleurs l'Etat est hors la loi quand il détruit une espèce protégée.

Et pourtant c'est notre Etat, même si on ne l'approuve pas.

T'en fais pas FERUS démentira et montrera sa désapprobation.

Alors maintenant faut il être dans le GNL (encore une fois simple organe consultatif) ou en dehors.?


Il vaut mieux à mon sens être dedans mais avec toutes les assoc. afin de hurler plus fort que les anti loups pour voir ce qu'il se passe et arriver à peser dans l'espoir d'infléchir les décisions ou les arguties des uns et des autres.




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Ugatza
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Mar 30 Avr 2013 - 6:17

Peut-on continuer de faire partie d'un organisme qui bafoue la loi et l'idée de protection (objet de l'association FERUS)en instaurant un plan de chasse pour une espèce protégée?
Combien de loups tués sur ces 24, faudra-t-il pour que FERUS quitte le GNL??
Toute la question est là!
Le seul moyen de pression qu'ont les assos est de cesser de cautionner cette crapulerie.

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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Mar 30 Avr 2013 - 10:55


Ci joint le lien permettant d'accéder aux 3 motions principales adoptées lors de cette A G




http://www.ferus.fr/actualite/retour-sur-l-assemblee-generale-2013-de-ferus#more-20827

dont celle ci pour le loup :

« L’assemblée générale de Ferus confirme son opposition à tout tirs de prélèvement sur le loup et demande au conseil d’administration d’utiliser tous les moyens à sa disposition, y compris juridiques et même au niveau européen, pour que l’Etat assume ses responsabilités de maintien en état de conservation et de développement de l’espèce, notamment dans les zones de colonisation. Elle demande au conseil d’administration de mettre tout en oeuvre pour développer le front inter-associatif sur le loup. »

Le point de vue de FERUS ne souffre d'aucune ambiguité. C'est clair net et précis.

Maintenant faut il être dedans ou dehors, c'est un vaste débat?

En tout les cas il faut se remuer car Ferus seul ne peut rien à moins de peser X dizaines de milliers d'adhérents.

C'est bien pour cela qu'il faut que d'autres assoc. adhérent au GNL comme la LPO par exemple mais aussi bien d'autres pour que si retrait il y a , cela soit aussi un retrait massif de toutes les associations de protection de la Nature. Là l'effet sera fort.

Le retrait seul de Ferus va faire marrer le monde de la Chasse et de l'Elevage.



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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Mer 1 Mai 2013 - 10:01

L'ambiguïté n'est pas dans ces trois lignes.
Elle est dans le fait de se féliciter de ce que le principe de la protection du Loup soit "réaffirmé" dans ce texte qui prévoit d'en tuer "éventuellement" 24 soit...10 %
Est-ce bien là la définition d'une espèce protégée?
Elle est aussi dans le fait d'attendre pour voir ce qui va se passer, sans voir ce qui se passe maintenant et donc de continuer de cautionner la gestion du Ministère tout en la dénonçant.
C'est confus, paradoxal et démoralisant.
Bien sûr, le retrait seul n'est pas suffisant.
Les chasseurs et les éleveurs rient de toute façon en voyant le communiqué du Président du GNL qui prétend qu'un accord a été trouvé, alors qu'à ces adhérents Ferus dit que c'est faux.
En d'autres termes, ils voient FERUS en train d'avaler une couleuvre d'un diamètre respectable, incapable d'agir et de réagir.
Mais on ne milite pas pour ne pas faire rire ou le contraire.
Bien sûr une position commune de claquer la porte avec FNE, le WWF et la LPO aurait plus de poids et d'écho.
Mais il est question de principes et Ferus est en train de se saborder en les piétinant.

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=1529

Citation :
Revenons aux élucubrations de Castaner. Le Groupe national Loup (GNL) me fait penser, mutatis mutandis, au Comité permanent amiante (CPA), qui a permis à l’industrie de l’amiante de continuer de fourguer son poison mortel avec l’aval des syndicats ouvriers dûment représentés (ici). Comme le CPA, le GNL regroupe tout le monde, ce qui permet à Castaner de parler d’unanimité : les services d’État, les éleveurs, les politiques, les associations de protection de la nature. Ces dernières sont trois à siéger dans cette structure consultative, qui sert en fait de paravent « démocratique » aux décisions prises ailleurs, pour des raisons essentiellement politiciennes. Trois : le WWF, France Nature Environnement (FNE), et Ferus

En tout cas, 24 loups au tableau de chasse de 2013. J’ai voulu savoir ce que les associations-caution avaient dit au cours de la fatidique réunion du GNL. Car en effet, ou, ou. Ou elles sont d’accord avec l’abattage de 24 loups, ou non. Qui ne dit mot consent ? Aucune, je le constate, n’a osé se démarquer des propos « unanimistes » de Castaner. Cela ne m’étonne guère, soyons franc, de la part du WWF et de FNE. Mais Ferus, que j’ai toujours tenue pour une association combattive (ici) ? Pour en avoir le cœur net, j’ai appelé le président de Ferus, Jean-François Darmstaedter. Son propos ne m’a pas paru d’une clarté cristalline, mais enfin, voici : « Nous ne sommes pas d’accord avec les tirs de prélèvement de loups. Le GNL est consultatif et l’État y annonce ses décisions, sans vote. Nous n’avons pas approuvé. Nous prenons acte de la décision d’abattre 24 loups ».

Que signifie concrètement "prendre acte"?
Ne pas dénoncer Castaner?

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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Mer 1 Mai 2013 - 12:13

hello, ça fait un bout que je ne suis pas passée !

"Les chasseurs et les éleveurs rient de toute façon en voyant le communiqué du Président du GNL qui prétend qu'un accord a été trouvé, alors qu'à ces adhérents Ferus dit que c'est faux."

biensur ugatza, y'a pas qu'eux qui rient.. je les rejoint parce qu'en matière de guignolerie y'en a des concetés... Evil or Very Mad plus le temps passe et moins les décisions se font jour, plus les rapports ne sont qu'embrouillaminis, résultats de collecte de non sens de la part des éleveurs comme des chasseurs comme de ceux qui se croient les défenseurs de la nature..; bon bref... rien de nouveau, que des mots... et jamais d'opposition réelle aux inepties, et surtout pas de ministre sérieux, ferme dans ses positionnements qui pour une bonne fois... prendrait la décision qui fâche, contrariant les envies de tirs à la C . N que tant d'idiots croient être le seul moyen de se sortir du marasme de leur métier!!!



et si on demandait le tir au patron voyou? clown
est-ce qu'on aurait assez de flingues

http://www.ariegenews.com/ariege/agriculture_environnement/2013/61520/assemblee-generale-des-chasseurs-de-l-ariege-ras-le-bol-d-une-reglemen.html
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MessageSujet: C'est comme la déclaration d'impôts…   Dim 5 Mai 2013 - 11:38

Je me décide toujours au dernier moment à faire mes devoirs, quand je ne laisse pas passer la date… Embarassed

Sur le site du Ministère, il y a moyen de laisser son avis sur ces 3 arrêtés jusqu'au 6 mai (c'est demain, chais pas si c'est minuit ce soir ou minuit demain…).

Vous le saviez sûrement, mais au cas zou…

C'est ici… (chercher arrêtés loup dans la liste), l'inscription se fait en 3 minutes.

http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/

guido
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Michel
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Dim 6 Avr 2014 - 3:19




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Ugatza
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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Dim 6 Avr 2014 - 7:51

Heu...
Tu ne te serais pas trompé de sujet, Michel?
A moins que FERUS ne se lance dans le coélevage de cochonglier avec les chasseurs pour protéger le Loup? drunken

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MessageSujet: Re: FERUS : de la protection à la gestion   Ven 9 Mai 2014 - 7:01

Bon, moi j'ai d'abord cru à un cochon d'avril, vu la date de l'article, mais on en parle depuis le 19 mars, de cette bête (les estimations vont cependant au fil du temps de 300 qui font déjà pas mal, à 400 kilos, mais à mon avis personne l'a mise sur la balance, et 2,60 m ça fait quand même beaucoup, non ? Si c'est vrai, je préfère pas tomber nez à nez avec au détour d'un sentier)

Pour revenir à Ferus & C°, une nouvelle association (d'associations, cofondée notamment par l'ASPAS et Ferus), un nouveau site à suivre, pour ceux que ça intéresse :

http://www.cap-loup.fr/

Tchô
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