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 synthèse étude réalisée par le Millenium Assessment report

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Michel
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MessageSujet: synthèse étude réalisée par le Millenium Assessment report   Mar 27 Nov 2007 - 11:35

Si vous voulez lire : Smile

Vous êtes libre de copier ou diffuser les documents de ce site à la seule condition de citer la source. ©www.capitalismedurable.com

°°°°°°°


Le Millenium Assessment Report fait la synthèse d’une étude réalisée par 1360 scientifiques de 95 pays pendant 4 ans à la demande de l’ONU. Elle a pour objectif d’évaluer les conséquences de la dégradation des écosystèmes sur le bien–être de l’Homme, et d’établir la base des actions scientifiques nécessaires pour un renforcement de la préservation des écosystèmes, de leur exploitation de manière durable et de leurs contributions au bien-être de l’Homme.

=> 60% des « services écosystémiques » sont en cours de dégradation

Les écosystèmes fournissent des services qui contribuent largement au bien-être de l’homme :

• Les services de prélèvement : la nourriture, l’air, le bois de construction, la fibre ;
• Les services de régulation relatifs au climat, aux inondations, aux maladies, à la qualité de l’eau ;
• Les services culturels qui procurent des bénéfices récréatifs, esthétiques et spirituels ;
• Les services d’auto-entretien comme la formation des sols, la photosynthèse, le cycle nutritif ;

Cependant, selon cette étude, environ 60% de ces services sont en cours de dégradation ou d’exploitation de manière irrationnelle : il s’agit, entre autres, de l’eau douce, de la pêche intensive, de la purification de l’air et de l’eau, de la régulation du climat aux échelles régionales et locales, des risques de catastrophe naturelle, et des parasites.
La structure et le fonctionnement des écosystèmes de la planète ont changé plus vite ces cinquante dernières années qu’à n’importe quelle autre période de l’histoire de l’humanité.
La dégradation de ces écosystèmes est due aux modifications générées par l’homme, qui les a utilisés pour améliorer son niveau de vie et développer l’économie, au détriment de certaines populations ou régions, et des générations futures. La transformation des habitats, les changements climatiques, les espèces exotiques envahissantes, la surexploitation des espèces et la pollution sont les facteurs directs les plus importants de l’appauvrissement de la biodiversité.
La dégradation de ces écosystèmes pourrait même s’accélérer de manière significative au cours de la première moitié du siècle. Selon toute vraisemblance, les coûts liés à la perte et à la dégradation de ces services sont substantiels et en augmentation.

D’ici la fin du siècle, le changement climatique pourrait constituer la force sous jacente directe la plus importante responsable de la perte de biodiversité et des changements au niveau des services d’origine écosystémique et ce du fait de ses conséquences mises en évidence par le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (GIEC) :

• Augmentation supplémentaire des températures moyennes de surface au niveau global de 1,4 à 5,8° Celsius,
• Augmentation de l’incidence des inondations et des sécheresses,
• Elévation du niveau de la mer de 8 à 88 cm additionnels.

=> La dégradation accélérée des écosystèmes :


• Environ 20% des récifs de corail dans le monde ont été détruits et une part additionnelle de 20% dégradée au cours des dernières décennies du XXème siècle, et à peu près 35% des superficies de mangrove ont disparu au cours de la même période.
• Depuis 1960, les écoulements d’azote réactif (disponible biologiquement) dans les écosystèmes terrestres ont doublé, et les flux de phosphore ont triplé.
• Depuis 1750, la concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a augmenté d’environ 32%, passant de 280 à 376 parties par million en 2003. Environ 60% de cette augmentation est intervenue depuis 1959.
• Le nombre d’espèces sur la planète est en déclin. Quelques 10 à 30% des espèces de mammifères, oiseaux et d’amphibie sont actuellement menacés d’extinction.
• Au moins un quart des importants stocks commerciaux de poissons sont surexploités.

=> Des conséquences dramatiques pour les plus pauvres

• La dégradation des écosystèmes, entraînant la perte ou la détérioration de ces services, est subie surtout par les pauvres, ce qui contribue à augmenter les inégalités, elle-même favorisant les conflits sociaux.
• En 2001, un peu plus d’un milliard de personnes ont survécu avec moins d’un dollar de revenu par jour, dont 70% provenant des zones rurales où ils dépendaient de l’agriculture, des pâturages et de la chasse comme modes de subsistance.
• L’inégalité de revenus et autres mesures de bien-être de l’homme ont augmenté au cours des décennies écoulées. Au cours des années 1990, 21 pays ont connu un recul sur l’échelle de l’Index de développement Humain, dont 14 en Afrique Sub-saharienne.
• Malgré l’augmentation de la production de nourriture par habitant au cours des 40 dernières années, environ 852 millions de personnes souffraient de sous alimentation en 2000-20002.

Il est scientifiquement prouvé que les changements provoqués au niveau des écosystèmes augmentent la probabilité d’apparition de changements non linéaires à ce niveau, dont des changements accélérés, brutaux et potentiellement irréversibles, ce qui pourrait entraîner l’apparition de maladies, la détérioration brutale de la qualité de l’eau, l’apparition de « zones mortes » dans les eaux côtières, l’effondrement de
la pêche, ainsi que des perturbations au niveau du climat régional.

=>Que faire pour enrayer ces dégradations : les propositions du rapport

L’enrayement de la dégradation des écosystèmes implique de profonds changements (politique, institutionnel, au niveau des pratiques) qui n’ont pas cours actuellement, mais qui sont à l’étude.
Des éléments de substitution peuvent être développés pour certains des services d’origine écosystémique mais le coût de ces substituts est généralement élevé et ces derniers peuvent avoir d’autres conséquences environnementales négatives.

=> Exemples illustratifs d’options de réponses spécifiques à des secteurs particuliers et jugés prometteurs ou effectifs :

Agriculture :

• Suppression des subventions aux productions destructrices au plan environnemental.
• Investissements et diffusion de la science et de la technologie agricole qui peut soutenir l’accroissement nécessaire en provision de nourriture sans compromis préjudiciable faisant appel à un usage excessif d’eau, d’intrants nutritifs ou de pesticides
• Déploiement de politiques et de réplique qui reconnaissent le rôle des femmes dans la production et l’utilisation de la nourriture et qui sont conçues pour donner un pouvoir aux femmes et leur assurer l’accès et le contrôle des ressources nécessaires à la sécurité alimentaire ;
• Combinaison de mesures réglementaires et incitatives et application de mécanismes permettant de réduire l’utilisation excessive d’intrants nutritifs, notamment une taxation des énergies fossiles.

Pêche et aquaculture :

• Réduction de l’arsenal de pêche marine
• Réglementation stricte de la pêche marine, plus particulièrement en ce qui concerne la fixation et la mise en application de quotas, et des efforts au niveau du règlement des cas de pêche non déclarée ou non réglementée. Des quotas individuels transférables peuvent s’avérer appropriés dans certains cas, particulièrement pour la pêche en eaux froides et pour une espèce unique.
• Etablissement de systèmes de réglementation appropriés en vue de réduire les impacts environnementaux nocifs de l’aquaculture.
• Etablissement d’aires marines protégées y compris des zones flexibles interdites de prélèvement.

Foresterie :

• Intégration de pratiques consensuelles de gestion durable de la forêt dans les institutions financières, les règles commerciales, les programmes mondiaux sur l’environnement,
• Dévolution de pouvoirs aux communautés locales en appui aux initiatives visant une utilisation durable des produits de la forêt ; ces initiatives sont collectivement plus significatives que les efforts conduits par les gouvernements ou les processus internationaux mais requièrent le soutien de ces derniers pour se propager,
• Réforme de la gouvernance forestière et développement de programmes nationaux sur la forêt stratégiquement convergent, à l’initiative des pays, et négociés par les parties prenantes.

=> Réponses transversales relatives aux obstacles majeurs :

Institutions et gouvernance :

• Intégration des objectifs de gestion des écosystèmes au sein des autres secteurs et dans les cadres de planification du développement plus larges, coordination accrue au sein des accords multilatéraux du domaine de l’environnement et entre les accords environnementaux et les autres institutions internationales du domaine économique et sociale,
• Implication plus importante des gouvernements et du secteur privé dans la prise de décision.

Mesures économiques et incitatives :

• Suppression des subventions qui favorisent un recours excessif aux services d’origine écosystémique ;
• Plus grand usage d’instruments économiques et d’approches respectant les lois du marché dans la gestion des services d’origine écosystémique (taxes ou droits d’utilisation pour les activités engendrant des coûts externes, paiement des services d’origine écosystémique, mécanismes facilitant l’expression des préférences du consommateur à travers les marchés).

Réponses sur le plan social et celui du comportement :

• Mesures de réduction de la consommation globale de services d’origine écosystémique gérés de manière durable.
• Communication et éducation, dévolution de pouvoirs aux groupes particulièrement dépendants des services d’origine écosystémique ou affectés par leur dégradation (les femmes, les populations autochtones et les jeunes).

Réponses technologiques :

• Promotion de technologies qui permettent d’accroître les rendements de culture sans impacts préjudiciables liés à l’usage de l’eau, des intrants, et des pesticides, restauration des services d’origine écosystémique,
• Promotion de technologies visant à accroître l’efficacité de l’énergie, à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

Réponses en matière de connaissance :

• Prise en compte des valeurs non marchandes des écosystèmes dans les décisions de gestion des ressources et d’investissement,
• Utilisation de toutes les connaissances et informations dans les évaluations et les prises de décision,
• Renforcement et appui soutenu des Hommes et des institutions afin d’évaluer les conséquences des changements écosystèmiques sur le bien être de l’homme et les actions à entreprendre suite à ces évaluations

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